Voyages ou environnement : Faut-il choisir ?

L’impact du tourisme sur l’environnement est indéniable, il représente selon une étude parue dans la revue Nature Climate Change 8% des émissions mondiales de gaz à effet de serre ! Assez effrayant lorsque l’on sait que le tourisme est une industrie en pleine croissance et qu’en comparaison le secteur des transports représente lui, dans son ensemble 14% des émissions.

Plus de voyageurs veut évidemment dire une empreinte carbone plus grande, mais aussi plus de traces de leur passage. Car l’empreinte carbone du touriste n’est pas seulement due à ses déplacements. Il faut, en effet, prendre en compte tout ce qui est consommé sur nos lieux de vacances. Globalement toute la chaine d’approvisionnement qui permet l’activité touristique, c’est-à-dire nourriture, logement et même les constructions conçues spécialement pour les touristes.

Flight Shame : Est-ce une bonne idée ?

Ainsi, on assiste depuis peu à une nouvelle tendance, celle du Flight shame ou #Flygscam (en suédois) se référant à se sentir coupable des effets de l’avion sur l’environnement. L’athlète olympique Björn Ferry est l’instigateur et principal porte-parole de cette tendance en Suède. Il prend le train depuis deux ans – beaucoup de trains de nuit en particulier.

Faire pression sur les gens pour qu’ils abandonnent instantanément une partie de leur style de vie afin d’avoir ce label «durable», je trouve n’est ni utile ni efficace.

Pour ma part voyager, m’as permis d’ouvrir les yeux, sur beaucoup de problèmes liées entre autre, à la pollution plastique, la déforestation, la sauvegarde des animaux, sujets qui m’ont décider à moi-même franchir le pas, et adopter un mode de vie plus responsable

Alors, si le voyage, m’as permis d’ouvrir les yeux, je ne peux pas critiquer quelqu’un qui prends l’avion pour s’envoler au bout du monde, car ce sera peut-être aussi pour lui le déclic qu’il fallait pour prendre un engagement envers la planète.

Quelles alternatives pour voyager « durablement » ?

Comme dans la vie en général, il est aujourd’hui possible de voyager de façon « responsable ». Comme par exemple essayer de limiter dès que possible nos déplacements en avion, séjourner dans des éco-ressort ou faire des attractions qui permettent de financer la sauvegarde des animaux. Le tourisme en effet souvent permet aux locaux d’avoir une source de revenu et une autre vision sur l’importance de leur faune et de leur flore.

Choisir une destination Eco-Responsable

L’écotourisme se défini comme un «voyage responsable dans des zones naturelles préservant l’environnement, garantissant le bien-être de la population locale, impliquant l’interprétation et l’éducation.»

Nous l’avons vu plus haut le tourisme à un énorme impact sur les émissions carbone, et donc sur le réchauffement global de la planète. Mais les 1500 milliards de dollars générés par l’industrie du voyage sont cruciaux pour un tourisme durable et respectueux de l’environnement. Beaucoup de pays l’ont compris et se servent de cette manne financière pour préserver la nature et ainsi générer des revenus. Nature qui serait surement détruite pour des projets plus lucratifs s’il n’y avait pas le tourisme.

Si l’écotourisme vous tente, celles-ci sont les destinations à ne pas manquer :

COSTA RICA

Avec 20 parcs naturels, 8 réserves biologiques, 800 km de côtes magnifiques et 98% de son électricité provenant de sources renouvelables. Le Costa Rica est sans doute la meilleure destination d’écotourisme au monde !

RAJA AMPAT (INDONESIE)

Les plongeurs du monde entier viennent à Raja Ampat pour faire l’expérience de la biodiversité marine. Raja Ampat regroupe, en effet 75% des espèces mondiales de coraux. Le record du plus grand nombre de poissons sur un seul site de plongée et une abondance d’espèces endémiques extraordinaire. Raja Ampat se distingue des autres destinations indonésiennes par son éthique de conservation. Les populations locales, les entités gouvernementales et les propriétaires d’entreprise travaillent ensemble pour faire en sorte que le tourisme reste durable.

SLOVENIE

Avec une politique de développement durable reposant sur environ 75% de son électricité qui proviens de barrages hydroélectriques, la Slovénie est la principale destination européenne pour l’écotourisme. En 2016, elle a été la première destination certifiée verte au monde.

LES ILES GALAPAGOS (EQUATEUR)

Les Galápagos ont été déclarés site patrimoine mondial naturel en 1978 et aujourd’hui, environ 90% de son territoire est désigné comme réserve naturelle. L’archipel abrite de nombreuses espèces que l’on ne trouve nul part ailleurs sur la planète.

BOTSWANA

Avec 38% de la superficie totale du Botswana consacrée aux parcs nationaux, aux réserves et zones de gestion de la faune. En plus de préserver ainsi que de protéger la région, les réserves créent des emplois pour les habitants, qui sont essentiels à l’économie. Le pays utilise des bateaux à énergie solaire et des véhicules électriques pour observer les animaux. 

Compensez les émissions de votre vol

Pour ne pas culpabiliser de prendre l’avion, il est aujourd’hui possible de calculer son impact CO2 et de le compenser. Nombreuses compagnies aériennes ou agences de voyage propose cette formule directement à l’achat. Sur le site myclimate vous pouvez calculer le montant à compenser pour les émissions CO2 de votre prochain vol. Une fois que vous avez calculé votre montant, vous faites un don à une association qui finance des projets qui contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre et ont un effet immédiat sur la protection du climat. 

Faites de l’Ecovolontariat

Pendant votre voyage prévoyez quelque jours pour faire de l’écovolontariat ! Il existe beaucoup d’associations qui ont toujours besoin de volontaires pour faire toute sorte de taches. Cela peu aller du ramassage de déchets sur la plage, d’aider des sanctuaires pour animaux. Pour les adeptes de plongée, ramasser des déchets ou aider à planter du corail. Je recommande l’association Trash Hero, pour ramasser des déchets. Vous pouvez trouver sur ce lien, la liste des pays ou ils sont actifs.

Evitez les Déchets

C’est le cas partout ! Mais si cela est important dans les pays occidentaux, ça l’est encore plus dans les pays ou les infrastructures pour le traitement des déchets sont déficientes voir inexistantes. Pensez, par exemple, à acheter une gourde filtrante ou isotherme vous éviterez ainsi de devoir acheter de l’eau en bouteille plastique. D’autant plus, si vous voyagez dans un pays ou l’eau du robinet n’est pas potable.

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Mangez et buvez local

Recherchez des entreprises qui utilisent des ingrédients locaux. Mieux encore, choisissez des endroits qui cultivent leurs propres produits ou dirigez-vous vers un marché de producteurs locaux. Évitez les chaînes mondiales qui importent des denrées de très loin, ce qui se traduit par davantage d’émissions de carbone.

Il faut savoir également que la restauration à emporter engendre une grande quantité de déchets. Emballages et couverts en plastique, serviettes et gobelets en papier à usage unique. Alors dès que possible essayez d’emporter vos repas dans votre lunchbox. Beaucoup de restaurateurs acceptent aujourd’hui de remplir nos contenants. 

Economisez l’eau et l’électricité

Sauter les services d’entretien ménager signifie moins d’énergie utilisée. Moins d’eau utilisée et moins de déchets générés. Si vous ne changez pas vos draps et serviettes tous les jours à la maison, pourquoi vouloir qu’on le fasse pour vous à l’hôtel ?

Evitez aussi les longues douches et n’oubliez pas d’éteindre la télévision, les lumières et la climatisation lorsque vous quittez votre chambre. Pour vos appareils nomades pensez à un chargeur ou batterie solaire ! Très pratique en vacances vous pourrez aussi l’utiliser une fois revenue à la maison.

Souvenirs

Comme pour les aliments, les souvenirs importés destinés aux touristes ont une empreinte carbone plus élevée que les articles fabriqués localement. Ne vous sentez pas mal si vous rentrez chez vous les mains vides. Le simple partage de photos et d’histoires de vos vacances peut s’avérer plus utile qu’un cadeau rapide saisi à l’aéroport. 

Et vous pensez-vous qu’il est nécessaire d’arrêter de voyage pour sauver la planète ? N’hésitez pas à partager avec moi votre avis ou vos astuces en commentaire. 

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